dimanche 19 mars 2017

"Dix petites graines" : album pour accompagner le travail sur les plantations


 



 Depuis de nombreuses années j'entame en cette période un travail autour des plantations. 

Nous lisons différents albums comme les fameux

                                            "Toujours rien ?" de Christian Voltz
(cliquez sur l'image pour accéder à l'article)

https://biboucheenclasse.blogspot.com/2019/04/toujours-rien-jeu-de-plateau-et.html





https://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.ssl.cf1.rackcdn.com/attachments/large/6/8/1/001310681.jpg


 et "la famille souris et le potiron" de Kazuo Iwamura










Mais avec les GS, l'album qui me sert principalement de support est le livre de Ruth Brown, 
"Dix petites graines".

http://www.decitre.fr/media/catalog/product/9/7/8/2/0/7/0/5/9782070545216FS.gif

En effet il permet un réinvestissement de la décomposition de la dizaine et 'il est très riche au niveau vocabulaire sur l'état de la plante, de son évolution.

Il permet de mettre en place de très intéressantes séances de langage qui donnent ensuite un sens aux mots employés lors de l'observation de la pousse de nos différentes graines semées en classe (notamment l'évolution de la pousse de la graine de haricot qui évolue très vite).

Voici donc les PDF du vocabulaire abordé:











Une fois que nous avons travaillé sur le vocabulaire, je peux leur proposer trois travaux en lien avec notre étude du monde du vivant:

1. Un premier travail pour catégoriser selon trois classes : végétaux, animaux, insectes ou "petites bêtes" à partir des images de l'album :





2. Un deuxième travail pour remettre en ordre les étapes de l'évolution de la plante :






3. Un troisième travail qui reprend le vocabulaire. En s'aidant des affichages bien sûr, ils doivent replacer les étiquettes mots sous la bonne image.




Ces trois types de travaux vont être rangés dans un petit cahier d'observation qu'ils ont fabriqué. On y met tous nos travaux en lien avec le monde du vivant. Ils font beaucoup de dessins d'observation. 



Étape 1:

Émissions d'hypothèses : 


En grand groupe :
Poser la question directement aux élèves
 "Comment fait-on pour faire pousser des graines ?"

 Il faut bien entendu lister le matériel nécessaire sur une feuille au tableau.

Notre travail d'enseignant est de prévoir ce qu'il faut. Donc on range à l'avance dans sa classe, on note et on sort au fur et à mesure des propositions : des pots, de la terre, des billes d'argile (on sait jamais si certains jardinent chez eux), des cailloux (qui ne vont pas servir mais on sait jamais avec les enfants !!), de l'eau.

Une fois le matériel disposé devant le groupe en collectif, on leur demande ce qu'il faut faire maintenant. 
Et là on fait réellement ce qu'ils nous proposent, d'où les 4 pots sur la photo ci-dessous:



Dans le premier, ils m'avaient dit de placer la terre, mettre les graines par-dessus la terre, mettre beaucoup d'eau.

Mais des enfants n'étaient pas d'accord : il fallait mettre les graines au fond du pot puis la terre puis peu d'eau.

Mais il y a eu encore d'autres propositions, peu de terre, beaucoup de graines et beaucoup d'eau.

J'ai eu de la chance, deux enfants m'ont proposé de mettre de la terre, faire un trou, glisser des graines, reboucher et arroser.

Et après quelques jours, on a pu observer quels procédés de plantations avaient fonctionné ou pas.

Dans le cahier, on retrouve des images séquentielles du semis (pour le moment elles sont en classe, je les mettrai rapidement en ligne après les vacances) à remettre dans l'ordre.



Étape 2:

Découverte du dessin d'observation
Dessiner le semis de graines et sur une autre feuille ce qu'ils pensent obtenir après la pousse.

La consigne est stricte volontairement: on ne dessine que ce qui était là lors du semis. Par exemple, peut-on dessiner un arc en ciel et des oiseaux pour expliquer notre travail de semis ? On affiche tout au tableau et on vérifie que les dessins répondent bien à ce qui a été demandé, c'est-à-dire expliquer notre travail.

On ne juge pas la qualité du dessin, on ne bannit pas celui qui en a fait plus (mettre une licorne derrière son pot hehe). On explique qu'en mettant des éléments qui n'ont pas à y être on comprend moins bien ce qui est censé être représenté.


Au fur et à mesure des jours, on propose de dessiner la pousse et enfin la plante obtenue. On discute à chaque fois des dessins, si ce sont bien des dessins d'observation ou non.





Une fois qu'ils sont à l'aise avec la notion de dessin d'observation et d'image documentaire, on peut leur demander de légender des dessins de plantes. On réalise un dessin au tableau en grand groupe, on légende avec eux et puis on leur demande de se lancer.






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire