lundi 27 mars 2017

la boîte d'histoire de l'art.

Je voulais mettre en place une activité de langage autour d’œuvres d'art.

L'an passé j'avais fabriqué des cadres pour s'inscrire aux ateliers. J'avais pris des cadres chez Ikéa et à l'intérieur j'avais mis des œuvres sur lesquelles les élèves venaient accrocher leur étiquette prénom.

 Voici le PDF:





 J'ai laissé de côté les inscriptions libres aux ateliers en changeant de mode de fonctionnement mais j'avais noté que les élèves aimaient bien regarder ces œuvres et en discuter...

Du coup, ces dernières semaines j'ai réfléchi à un autre moyen d'aborder les œuvres du patrimoine culturel sans forcément passer par un travail en arts plastiques. Juste pour le plaisir de l'oeil.

Je dois quand même préciser que dans mon propre cursus scolaire j'ai entre ma seconde et mes années de fac fait presque 8 ans d'histoire de l'art et de cinéma. Ça aide quand on aime beaucoup cette discipline. 

Donc 1ère étape j'ai enregistré sur mon ordinateur des tas d’œuvres d'art d'après des noms d'artistes qui me venaient à l'esprit en essayant d'être le plus hétéroclite possible. J'ai tant bien que mal noté en même temps les titres, années etc. 

Voici une tentative pour partager mon fichier zip
ou peut être tenter d'ouvrir cette fenêtre :
https://zip-extractor.appspot.com/?state=%7B%22ids%22:%5B%220B1TZkmXxrrRVWGI0TVlRWVJYVGs%22%5D,%22action%22:%22open%22,%22userId%22:%22107699673859008622313%22%7D


Puis ne voulant pas dépenser toute ma coop dans des cartouches d'encre ni passer toutes mes après-midi de week-end à les imprimer, j'ai passé commande pour les développer en photo (200 œuvres pour 10 euros format 10X15)


Et ensuite je me suis mis au boulot, la partie la moins drôle...

 
 J'ai collé chaque image sur une demie feuille A4 et j'ai aussi tapé sur l'ordi toutes les références pour chaque œuvre (ça c'est vraiment long !!)

Et puis j'ai plastifié...Comme d'habitude...



  
J'ai ensuite découpé ces cartes que j'ai mis dans une grande boîte que j'ai apporté à l'école.

Et voilà ce que je leur ai proposé : celui qui s'occupe de la date choisit une image dans la boîte le lundi et le jeudi. A lui de nous expliquer pourquoi il l'a choisi, ce qu'il y voit etc ... 

Je leur ai montré un exemple en choisissant moi une œuvre dans la boîte ("la jeune fille à la perle" de Vermeer) en leur expliquant que c'était une de mes œuvres préférées et pourquoi.  

Ils avaient l'air très enthousiastes et pressés que ça soit leur tour... Ceux qui ont déjà été responsables de la date m'ont même dit qu'ils voulaient le faire eux aussi donc on va adapter pour qu'ils puissent choisir 

dimanche 26 mars 2017

Autour d'un jeu de cartes

En me basant sur l'ouvrage de D. Valentin dont j'ai déjà parlé auparavant, j'ai mis en place une séquence avec un jeu de cartes traditionnelles pour travailler à nouveau les compléments à 10 et la suite numérique de 1 à 10 .


Pour ceux pour qui la coop de classe ne permet pas d'acheter plusieurs jeux de cartes, voici le PDF d'un jeu à imprimer. 

Sur cette version, les cartes font environ 5 cm de haut. Je leur mets une feuille couleur au dos que je colle (une couleur différente par jeu ça permet de trier plus vite quand on mélange deux jeux !) et ensuite je plastifie.




1ère étape :
Je donne à un groupe de 5 enfants par exemple un jeu de cartes et je leur demande de trier, de les ranger sans donner plus d'informations. Ils doivent se mettre d'accord et proposer différents paquets de cartes.

Toute la classe travaille en même temps (d'où la nécessité de plusieurs jeux de cartes) et nous pouvons tout de suite attaquer le bilan lors de la mise en commun après cette activité.
Chaque groupe expose ses critères de tri. On finit souvent par voir apparaître l'idée de ranger par motifs. Le terme de couleurs pour eux est ambigüe car il y a deux paquets rouges, deux noirs. On tente de décrire ces motifs et de leur donner un nom. Il suffit d'aiguiller un peu pour le pique mais le reste va assez vite. On nomme les cartes après description surtout pour les figures.

2ème étape:
 Je donne à chaque enfant (par demi classe du coup), un petit paquet de trèfles par exemple duquel j'ai ôté les figures. Je demande à nouveau de ranger les cartes sans donner d'explications supplémentaires et en demandant de pouvoir expliquer ce rangement.

Pour nous adulte, il semble évident de les ranger dans l'ordre croissant (ou décroissant) mais pour les élèves cela n'est pas le cas. Une bonne moitié de ma classe a eu du mal à trouver un critère de classement. 

C'est finalement un élève qui d'habitude est en difficulté qui a trouvé la solution et a pu l'expliquer aux autres. Je crois que pour lui c'était juste un pur moment de bonheur au vu du sourire qu'il affichait sur son visage...

Une fois de plus, nous nous regroupons pour verbaliser ce critère de rangement, du 1 jusqu'au 10 et nous pouvons créer un affichage collectif avec des photocopies de cartes rangées.


3ème étape:

Introduction d'un premier jeu basé sur l'ouvrage de D. Valentin.
Le jeu se joue par deux. Chaque enfant a un paquet allant de 1 à 10. L'un a un trèfle par exemple, l'autre un cœur (je trouve que pour les premières fois donner une couleur différente à chacun aide visuellement).

Le premier joueur pioche 3 cartes dans son paquet au hasard qu'il donne à son voisin et ce dernier fait de même. Le joueur 1 se retrouve donc avec 3 cartes rouges et l'autre des noires.
Pour faciliter le jeu, chaque joueur étale son paquet devant soi et pose les cartes données par le voisin à côté.
Pour vous permettre de visualiser je mets un PDF du "plan" du jeu:





Le jeu peut commencer. Le joueur 1 va demander au joueur 2 une carte manquante de son paquet. Et ainsi de suite. Celui qui gagne est celui qui a retrouvé toutes les cartes de son paquet.

Quand les élèves sont assez à l'aise, on peut leur demander de donner 5 cartes au voisin.

Je leur ai proposé cette activité après avoir joué plusieurs fois:
Je leur fournie des cartes à découper, à eux de trouver ce qu'il manque pour compléter.


 





4ème étape:

Deuxième jeu basé sur l'ouvrage de D. Valentin.
Cette fois-ci on joue par 4. Voici le "plan du jeu"
  



Cette fois-ci on joue avec un jeu complet duquel on aura préalablement retiré les figures et les cartes des 10.
On place deux cartes au centre et chacun doit avoir 4 cartes devant lui distribuées au hasard. 

Le but est de fabriquer des paires qui "fabriqueront" 10. Le joueur regarde donc dans les cartes qu'il a devant lui et cherche à en associer une avec une des deux cartes placées au centre pour faire 10.

Si l'une des cartes qu'il possède le lui permet, il les associe et fabrique une paire qu'il gagne. On remet une carte au centre tirée de la pioche et lui retire une carte de la pioche également pour en avoir toujours 4 devant lui. Et ainsi de suite, chaque joueur à tour de rôle.

Si l'élève ne peut pas associer de cartes, il pioche. Si la carte peut être associée, il peut la jouer immédiatement. Sinon, il la place dans son paquet face visible.

Lorsque la pioche est terminée, vide, les élèves regardent dans leur propre paquet s'ils peuvent associer des cartes. Quand ce n'est plus le cas, chacun à tour de rôle va demander dans le paquet d'un voisin (peu importe lequel) une carte qui va lui permettre de créer une paire.

Le gagnant est celui qui a le plus de paires.

Le rôle de l'enseignant est surtout de verbaliser : "2 et 8 font 10" etc... Il faut aussi faire en sorte que les élèves laissent leurs paires bien visibles pour qu'elles puissent servir d'aide.

Lorsqu'on a pu jouer plusieurs fois, on peut demander aux élèves de fabriquer une aide récapitulative des paires possibles, qui sera à coller par exemple dans le cahier outil. J'ai mis la carte du 10 mais il vaut mieux la retirer pardon.











dimanche 19 mars 2017

l'école de Leon, le classique de la maternelle

 



Cet album là c'est un grand classique. Il est tellement bien pour introduire l'année et revoir avec les enfants le vocabulaire lié à l'école...Histoire de se remettre en tête les termes spécifiques qu'on y emploie.

 







Voici donc le PDF du vocabulaire :





Une fois que le vocabulaire est abordé plusieurs fois, nous faisons (comme dans beaucoup de classe je suppose) le lien avec les espaces de notre école ainsi que les personnels.
A Paris, on dit ASEM et pas ATSEM, donc ce n'est pas une erreur, non non...

J'avais aussi réalisé des fiches de syllabes (trouver le bon nombre de syllables) mais elles sont à l'école... Si un jour ma tête veut bien y penser hehe...

lexique de la moufle


 

Lors de mes années chez les PS j'adorais travailler autour de cet album et surtout cette version là car j'aimais vraiment les illustrations.

Chez les GS on peut toujours la lire parce que ça les fait beaucoup rire mais j'avoue que pour le moment je ne l'aborde plus.

J'ai l'intention à la rentrée prochaine de ne plus m'appuyer sur le voyage du loup l'année prochaine (faire trop de fois des choses similaires, je déteste). Donc si notre prochain voyage s'arrête en Russie je le reprendrai volontiers (c'est un conte russe au départ) 


En attendant, voici les images de vocabulaire que j'avais fabriqué en PDF:




Comme travail j'avais par exemple fabriqué pour chacun un côté de la moufle avec des chutes de tissus collées sur une feuille cartonnées (on pouvait la soulever).
Dessous j'avais demandé aux élèves de choisir 3 animaux du conte (on travaillait sur le dénombrement à trois) et de les coller sous cette moufle.  

"Dix petites graines" : album pour accompagner le travail sur les plantations


 



 Depuis de nombreuses années j'entame en cette période un travail autour des plantations. 

Nous lisons différents albums comme les fameux

                                                                                          "Toujours rien ?" de Christian Voltz

http://pedagogie.ac-toulouse.fr/eco-mater-fajoles/spip/local/cache-vignettes/L240xH240_toujours_rien-ec1fe.jpg
https://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.ssl.cf1.rackcdn.com/attachments/large/6/8/1/001310681.jpg


 et "la famille souris et le potiron" de Kazuo Iwamura










Mais avec les GS, l'album qui me sert principalement de support est le livre de Ruth Brown, 
"Dix petites graines".

http://www.decitre.fr/media/catalog/product/9/7/8/2/0/7/0/5/9782070545216FS.gif

En effet il permet un réinvestissement de la décomposition de la dizaine et 'il est très riche au niveau vocabulaire sur l'état de la plante, de son évolution.

Il permet de mettre en place de très intéressantes séances de langage qui donnent ensuite un sens aux mots employés lors de l'observation de la pousse de nos différentes graines semées en classe (notamment l'évolution de la pousse de la graine de haricot qui évolue très vite).

Voici donc les PDF du vocabulaire abordé:











Une fois que nous avons travaillé sur le vocabulaire, je peux leur proposer trois travaux en lien avec notre étude du monde du vivant:

1. Un premier travail pour catégoriser selon trois classes : végétaux, animaux, insectes ou "petites bêtes" à partir des images de l'album :





2. Un deuxième travail pour remettre en ordre les étapes de l'évolution de la plante :






3. Un troisième travail qui reprend le vocabulaire. En s'aidant des affichages bien sûr, ils doivent replacer les étiquettes mots sous la bonne image.




Ces trois types de travaux vont être rangés dans un petit cahier d'observation qu'ils ont fabriqué. On y met tous nos travaux en lien avec le monde du vivant. Ils font beaucoup de dessins d'observation. 



Étape 1:

Émissions d'hypothèses : 


En grand groupe :
Poser la question directement aux élèves
 "Comment fait-on pour faire pousser des graines ?"

 Il faut bien entendu lister le matériel nécessaire sur une feuille au tableau.

Notre travail d'enseignant est de prévoir ce qu'il faut. Donc on range à l'avance dans sa classe, on note et on sort au fur et à mesure des propositions : des pots, de la terre, des billes d'argile (on sait jamais si certains jardinent chez eux), des cailloux (qui ne vont pas servir mais on sait jamais avec les enfants !!), de l'eau.

Une fois le matériel disposé devant le groupe en collectif, on leur demande ce qu'il faut faire maintenant. 
Et là on fait réellement ce qu'ils nous proposent, d'où les 4 pots sur la photo ci-dessous:



Dans le premier, ils m'avaient dit de placer la terre, mettre les graines par-dessus la terre, mettre beaucoup d'eau.

Mais des enfants n'étaient pas d'accord : il fallait mettre les graines au fond du pot puis la terre puis peu d'eau.

Mais il y a eu encore d'autres propositions, peu de terre, beaucoup de graines et beaucoup d'eau.

J'ai eu de la chance, deux enfants m'ont proposé de mettre de la terre, faire un trou, glisser des graines, reboucher et arroser.

Et après quelques jours, on a pu observer quels procédés de plantations avaient fonctionné ou pas.

Dans le cahier, on retrouve des images séquentielles du semis (pour le moment elles sont en classe, je les mettrai rapidement en ligne après les vacances) à remettre dans l'ordre.



Étape 2:

Découverte du dessin d'observation
Dessiner le semis de graines et sur une autre feuille ce qu'ils pensent obtenir après la pousse.

La consigne est stricte volontairement: on ne dessine que ce qui était là lors du semis. Par exemple, peut-on dessiner un arc en ciel et des oiseaux pour expliquer notre travail de semis ? On affiche tout au tableau et on vérifie que les dessins répondent bien à ce qui a été demandé, c'est-à-dire expliquer notre travail.

On ne juge pas la qualité du dessin, on ne bannit pas celui qui en a fait plus (mettre une licorne derrière son pot hehe). On explique qu'en mettant des éléments qui n'ont pas à y être on comprend moins bien ce qui est censé être représenté.


Au fur et à mesure des jours, on propose de dessiner la pousse et enfin la plante obtenue. On discute à chaque fois des dessins, si ce sont bien des dessins d'observation ou non.





Une fois qu'ils sont à l'aise avec la notion de dessin d'observation et d'image documentaire, on peut leur demander de légender des dessins de plantes. On réalise un dessin au tableau en grand groupe, on légende avec eux et puis on leur demande de se lancer.






mercredi 15 mars 2017

labyrinthes : deuxième partie.

Dans un article précédent ( voir labyrinthe : le début des chemins et aussi séquence pour fabriquer un labyrinthe) j'avais expliqué la mise en route de ma séquence autour de la réalisation de labyrinthes avec mes GS.

Nous l'avons terminé il y a deux jours. Je peux donc à présent vous mettre la suite du travail.

Nous avions terminé la première partie par la réalisation d'enclos avec une entrée et une sortie, des chemins avec des cordes en salle de motricité.

Nous avons à la suite repris cette démarche avec les enclos fait avec les bandelettes de papier. Je les ai glissé sous une pochette plastique et je leur ai demandé de refaire des chemins pour aller de l'entrée à la sortie, comme nous l'avions fait en salle de motricité.



Il y a donc eu une proposition par élève. L'objectif était pour eux que je puisse moi avec mon doigt aller de l'entrée à la sortie sans être coincée.

Le hic c'est que certains enfants ont eu des difficultés à faire leurs chemins (mais ouf pour moi car ça permet de rebondir !!).


La taille de l'enclos qu'ils avaient fait ne leur permettait pas de pouvoir fabriquer des chemins praticables.
Nous avons donc décidé qu'il leur fallait un enclos plus grand pour réaliser leur labyrinthe.





Et j'ai redonné la même consigne :



Maintenant que le principe du labyrinthe était bien compris par chacun sur un format "réduit", je les ai mis en groupes de recherche pour fabriquer des labyrinthes grands formats.

Le but étant de les présenter un matin à l'accueil aux parents ainsi qu'aux autres classes plus tard.
Avec l'aide des collègues j'ai récupéré différents matériels propices à la réalisation des ces ouvrages...



Le 1er groupe avait à sa disposition des bouchons de tailles différentes et deux feuilles taille raisin comme support.



Le 2ème groupe avait des allumettes...(oui oui ce n'est pas très sympa hehe) toujours avec deux feuilles taille raisin comme support.


Le 3ème groupe avait des bâtonnets, aussi avec deux feuilles taille raisin comme support.


Le 4ème groupe des LEGO avait des plaques dont la plus grande était de taille 20X20 cm





Le 5ème groupe avait des DUPLO avec de grandes plaques et une grosse boîte, le tout prêté par des collègues.












le 6ème et dernier groupe avait des Kaplas. 








La tâche a été pour certains groupes compliquée (surtout pour certains de comprendre que le groupe devait se concerter et ne faire qu'un seul labyrinthe !)







A la fin de cette séance, nous avons mis en commun. Quatre groupes ont pu présenter un labyrinthe sur les six.

Lors de la première partie du bilan, un enfant été chargé de parcourir les labyrinthes proposés avec un petit personnage pour vérifier que le chemin était réalisable, ce qui était le cas pour chacun.





Mais puisqu'il manquait deux labyrinthes, nous avons mis en commun les difficultés rencontrées selon le matériel utilisé. Il a été décidé que nous referions une séance le lundi (celle-ci s'étant déroulée un vendredi matin).

Lundi, les groupes ont été modifiés. J'ai reproposé de refaire des labyrinthes en LEGO, DUPLO et Kaplas et de terminer ceux en allumettes et bâtonnets.






 Au final, seul le groupe avec les kaplas n'a pas abouti à une réalisation cette fois-ci (l'entente n'était je pense, pas au rendez-vous).     


Ils étaient très fiers d'eux (et moi aussi !!)
Le soir j'ai préparé les tables pour l'accueil du lendemain matin afin de présenter tout ceci aux parents qui pouvaient rester  


Les élèves été ravis de pouvoir présenter leurs réalisations et ils ont passé de longs moments à traverser ces labyrinthes avec les personnages.

quence bouclée !!